1. Est-ce que la gestalt-thérapie est faite pour moi ?

La gestalt-thérapie s'adresse à celles et ceux qui souffrent ou traversent une période difficile et souhaitent retrouver une capacité d'action sur leur vie, renouer avec leur responsabilité, leur liberté et leur créativité. Elle fait confiance aux ressources de la personne et à sa capacité à trouver ses propres réponses, non seulement pour soulager la souffrance, mais pour retrouver de la fluidité dans son existence. Que la difficulté soit ponctuelle ou plus ancienne, une phase d'épuisement au travail, un moral bas, des craintes face à l'avenir, une séparation, une crise existentielle, une impression de dysfonctionner, elle trouve sa place ici.

« Ce qui n’a pu se mettre en larmes et en mots s’exprime ensuite par des maux, faute de mots pour le dire. »
Anne Ancelin-Schützenberger

2. Comment se déroule une séance ?

Je vous accueille sans jugement et sans attentes. La séance est un espace sécurisé pour que vous puissiez parler de vos difficultés et être accueilli dans toutes les facettes de votre être.

Une spécificité de la gestalt-thérapie est son attention à la manière dont nous sommes en relation, ici et maintenant, dans la rencontre même avec le thérapeute. En évoquant ce qui vous préoccupe, vous ne livrez pas seulement une histoire : vous rejouez, dans l'instant, votre façon d'entrer en contact. Mon rôle est de saisir ce qui émerge et de le rendre sensible, pour remettre de la fluidité là où quelque chose s'était figé.

Je suis tenu à la confidentialité. Vous trouverez le détail de mon engagement déontologique sur cette page.

« Dans l’accompagnement thérapeutique gestaltiste, l’outil ne doit pas se considérer à partir de la théorie ou de la technique, mais plus à partir de notre humanité ouverte et vibrante à la singularité de cette autre humanité qui nous sollicite. »
Marie Léon

3. Combien de temps dure la thérapie ?

La durée dépend de vos besoins. Elle peut prendre la forme d'un accompagnement au long cours ou d'un soutien plus ponctuel, selon ce qui vous amène et ce qui se précise en cours de route.

Je demande cependant un engagement de régularité, cette continuité étant ce qui permet au travail thérapeutique de porter ses fruits.

4. Qu'est-ce que ça va changer ?

Ce travail vise à retrouver une capacité d'action sur sa vie, à renouer avec sa responsabilité, sa liberté et sa créativité, non seulement pour soulager la souffrance, mais pour retrouver de la fluidité dans son existence.

Au-delà de l'individu, ce travail s'inscrit dans une perspective plus vaste : certaines souffrances dépassent l'histoire individuelle et s'enracinent dans l'histoire familiale et collective. Elles se transmettent, parfois silencieusement, de génération en génération. La thérapie permet d'en prendre conscience et de rencontrer ce qui était jusqu'alors inaccessible, non seulement à la conscience mais aussi à l'expérience sensible, pour en rendre la transformation possible. L'informulé prend forme (gestalten) et peut ainsi devenir souvenir accessible, puis histoire.

« La souffrance se transmet entre les générations : ce qui est porté passe d'une génération à l'autre, jusqu'à ce que, mis en lumière, il soit transformé. Ce qui n'est pas transformé est transmis. Le travail de la psychothérapie trouve ici un horizon de sens plus large que l'allègement de la souffrance de l'individu : dans cette lumière, ceci devient un travail de réparation du tissu existentiel du monde, qui transcende le patient et le thérapeute, qui transforme un matériel donné au-delà du cadre temporel de leurs vies et qui projette ses effets de manière imprévisible, même sur les générations futures. »
Gianni Francesetti

5. Est-ce remboursé par les assurances ?

Non, je ne travaille pas avec les assurances. C'est un choix : cet espace reste entièrement le vôtre, sans que personne d'autre n'ait à savoir qu'il existe. Aucune trace n'en est gardée ailleurs que chez vous.

6. Comment prendre contact ?

Vous pouvez me joindre par e-mail, par téléphone ou par WhatsApp. Nous convenons alors d'une première séance, l'occasion de faire connaissance et de me dire ce qui vous amène, vos besoins et vos attentes. Nous regardons ensemble si je peux vous accompagner, puis nous décidons de la suite à donner.

Cette première séance ne vous engage à rien. Elle vous permet de voir si le courant passe entre nous, ce qui est essentiel, même si la confiance, elle, se construit plus progressivement.

8. La gestalt-thérapie est-elle reconnue ?

Dans le contexte institutionnel francophone, la gestalt-thérapie apparaît souvent comme une approche « alternative », alors que sur le plan historique, scientifique, théorique et clinique, elle est une orientation psychothérapeutique à part entière, comme l'approche systémique, l'approche centrée sur la personne, les thérapies cognitivo-comportementales ou les thérapies psychodynamiques, toutes dotées, comme elle, d'une filière de formation postgrade accréditée par la Confédération.

7. D'où vient la gestalt-thérapie ?

La gestalt-thérapie est conçue dans les années 1950 par Fritz Perls, psychiatre et psychanalyste, avec Laura Perls et Paul Goodman, sur la base de la recherche en psychologie expérimentale : la psychologie de la forme ou Gestaltpsychologie (Wertheimer, Koffka), à laquelle elle doit son nom, et la théorie du champ (Lewin).

Elle puise par ailleurs, dans plusieurs courants philosophiques, les principes mêmes de sa clinique : de la phénoménologie (Husserl, Merleau-Ponty), elle hérite l'ouverture au vécu tel qu'il se donne ; de l'existentialisme (Sartre), la prise en compte des données de l'existence — liberté, finitude, solitude, quête de sens ; du pragmatisme (Dewey), l'idée que l'expérience vécue est la voie de la connaissance et du changement ; du holisme (Smuts, Goldstein), la personne comme un tout, indissociable de son environnement. 

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