Dans le contexte institutionnel francophone, la gestalt-thérapie apparaît comme alternative alors que sur le plan théorique et clinique, elle ne l'est pas du tout.
Il s'agit d'une approche psychothérapeutique centrée sur l’expérience vécue dans la relation, ici et maintenant, comme voie de transformation. La relation thérapeutique devient un espace d’exploration du ressenti et du vécu, où il est possible d’expérimenter de nouvelles manières de faire et d’être en relation.
Le processus thérapeutique s’appuie sur un corpus théorique dense et une méthode rigoureuse, mais il ne se réduit pas à une technique : il se déploie dans la rencontre entre deux personnes, dans l’attention à ce qui émerge — une émotion, un souffle, un geste, une pensée, une image, un silence.
« Ce qui se passe en gestalt-thérapie est une interaction vivante entre la personne qui consulte et le/la thérapeute. L’instrument principal du gestalt-thérapeute est lui-même : sa présence, sa perception, et la conscience de sa propre influence dans une dynamique de rétroaction systémique consciente. Ainsi, le travail en gestalt-thérapie est aussi un travail sur la relation entre la personne et le/la thérapeute, relation dont les visées sont l’émancipation et l’autodétermination. »
— Institut für Integrative Gestalttherapie Würzburg (IGW-Schweiz) [consulté et traduit le 12.10.2025]
— Société Suisse Romande de Gestalt-Thérapie (SSRGT) [consulté le 12.10.2025]
Ce qui cherche à s'achever
— Anne Ancelin-Schützenberger
